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Trois nuits à Tromsø : un pari. Combien de nuits sont nécessaires pour voir les aurores boréales ?

Le pronostic indique trois nuits, et associe un pourcentage sans aucune méthode précise. Sur onze saisons de données météorologiques, trois nuits à Tromsø représentent 51,2 %, ce qui équivaut à une simple question de chance. Voici le calcul, et pourquoi la version la plus évidente est incorrecte.

13 min de lecture Mis à jour le
Des aurores boréales vertes au-dessus d'une côte enneigée et d'eaux sombres dans le nord de la Norvège, par une nuit claire
Une nuit claire sur la côte nord de la Norvège. Selon nos données sur les nuages, à Tromsø, le ciel est aussi dégagé que ce soir pendant 25,4 % des nuits de la saison. C'est pourquoi, ici plus qu'ailleurs, le nombre de nuits que tu reserves est particulièrement important. · Photo : Freepik

Combien de nuits faut-il pour voir les aurores boréales ? Les experts répondent généralement trois, parfois quatre, et ils donnent ces chiffres avec un pourcentage associé : 88, 90, 95, 98. Dans notre propre étude du marché, aucun de ces pourcentages n'est accompagné d'une mesure, d'un dénominateur ou d'une période. Ce ne sont que des chiffres présentés comme des preuves.

Voici le nôtre, avec la méthode qui va avec. Trois nuits à Tromsø te donnent 51,2 % de chances d'avoir une nuit avec au moins deux heures exploitables de ciel dégagé, mesuré sur onze saisons de réanalyse. Lis bien, car c'est plus faible qu'il n'y paraît. Pas une nuit d'aurore. Une nuit où les nuages étaient assez minces, assez longtemps, pour qu'une aurore, s'il y en avait eu une, puisse arriver jusqu'à toi.

Passer trois nuits dans la ville européenne la plus célèbre pour observer les aurores boréales dépend entièrement des conditions météorologiques. Ce qui suit explique comment ce nombre est déterminé, pourquoi la méthode de calcul la plus évidente est erronée, et comment cela profite à tous ceux qui essaient de te vendre quelque chose. En fin de compte, les calculs montrent que passer une quatrième nuit à Tromsø est généralement le choix le moins intéressant que tu puisses faire avec cet argent.

D'où vient cette règle des trois nuits ?

Ce conseil n'est pas idiot. Passer plus de nuits est vraiment mieux que moins, et trois nuits, c'est environ le point où un court séjour cesse d'être un pari et commence à devenir un voyage. Le problème, c'est qu'une règle de base, qui avait du sens, a été répétée si longtemps qu'elle a pris de l'importance, et personne n'a vérifié si ces détails avaient un jour été calculés.

Quelle proportion doit être atteinte pour que cela ait un sens ? C'est une question qui nécessite une définition du succès, une période de temps et un dénominateur commun. Combien de nuits, sur combien de saisons, comptent-elles pour quoi ? Presque aucune des données de ce secteur ne prend en compte ces trois éléments. Celles que nous avons pu retracer proviennent d'entreprises qui vendent ces séjours, ce qui n'est pas une accusation de malhonnêteté, mais plutôt une description de l'incitation en jeu.

Voici un exemple concret tiré de nos propres données. Un opérateur de Tromsø indique que 60 à 70 % des nuits sont dégagées entre le 21 novembre et le 15 février. Sur la même période et dans la même ville, ERA5 donne entre 16,8 % et 23,5 %. C'est un facteur de quatre, et il est presque certain que ce n'est pas de la mauvaise foi : ils comptent autre chose, probablement des nuits où le ciel s'est dégagé à un moment donné, selon une définition qu'ils ne précisent jamais. C'est tout le problème en une phrase. Un chiffre sans métrique ne peut être vérifié, ne peut être faux, et ne peut pas vous aider. Si tu veux la version de cet argument qui traite de l'aspect contractuel, le guide explique ce qu'une garantie d'aurore garantit réellement.

Trois nuits, ce n'est pas une simple question de hasard

Voici le calcul que presque tout le monde fait, généralement sans même s'en rendre compte. Une nuit à Tromsø est suffisamment dégagée environ 25,4 % du temps. Donc, trois nuits représentent 1 moins 0,746 élevé au cube, ce qui donne 58,5 %. Quatre nuits te donnent 69 %, une semaine te permet d'atteindre 87 %, et la forme rassurante de cette courbe explique pourquoi ce conseil semble si sûr.

C'est faux, et c'est faux d'une manière qui minimise l'importance de la situation. Ce calcul suppose que la météo est oubliée. Il suppose que le fait de se réveiller après une semaine de basses pressions atlantiques ne vous donne aucune indication sur la nuit à venir. Quiconque a réellement vécu une période nuageuse dans l'Arctique sait mieux que ça, et les données le confirment sans équivoque.

La persistance des nuages, extraite des mêmes données ERA5, couvre onze saisons, de septembre à mars. Une nuit est considérée comme utilisable si le taux de couverture nuageuse est de 50 % ou moins pendant au moins deux heures entre 18h00 et 02h00.
Destination N'importe quel soir Après une nuit claire Après une nuit nuageuse
Tromsø25,4 %44,3 %19,1 %
Abisko18,7 %34,8 %15,0 %
Rovaniemi31,5 %49,7 %22,8 %
Reykjavik35,7 %45,3 %30,2 %
Kiruna38,8 %50,4 %31,4 %
Fairbanks48,9 %60,3 %37,9 %
Yellowknife47,7 %56,7 %39,4 %

À Tromsø, il est plus de deux fois plus probable qu'une nuit dégagée soit suivie d'une autre nuit dégagée plutôt que d'une nuit nuageuse. La météo dans l'Arctique arrive sous forme de systèmes météorologiques, ce qui n'est pas une information surprenante, et pourtant, chaque version publiée de ce calcul l'ignore.

Nous modélisons cette persistance à l'aide d'une chaîne de Markov à deux états, ce qui est la méthode la plus simple pour capturer cet effet sans introduire de structures qui ne sont pas présentes dans les données. La probabilité de ne pas réussir du tout pendant N nuits est la suivante :

P(aucune nuit utilisable à N) = (1 − p) × (1 − p₀₁)^(N−1)

où p représente la fréquence à laquelle une nuit est utilisable, et p₀₁ est la probabilité qu'une nuit soit utilisable étant donné que la nuit précédente ne l'était pas. La chaîne démarre à partir de son état stable, qui correspond à la description réaliste d'un voyageur qui arrive un mardi quelconque, sans connaître les conditions météorologiques de la semaine précédente. Chaque nombre ci-dessous est dérivé de cette seule ligne, tu peux donc vérifier tous ces nombres avec une calculatrice.

Un épais manteau de nuages recouvre le ciel nocturne au-dessus des collines enneigées, sans aucune étoile ni aurore boréale visible
Le résultat le plus probable pour une nuit donnée où l'aurore boréale est visible, dans tous les endroits que nous observons, c'est cela. C'est plus important qu'il ne devrait l'être, car ce type de ciel a tendance à être suivi par d'autres nuits similaires.

Combien de nuits faut-il prévoir pour observer les aurores boréales, selon la destination ?

Quatorze destinations, pour toute la saison, de septembre à mars. La deuxième dernière colonne présente un calcul indépendant et simplifié, inclus pour que tu puisses constater l'ampleur des erreurs que les autres publications présentent. La dernière colonne est celle qui a tendance à mettre fin aux discussions.

Au moins une nuit avec deux heures ou plus de ciel dégagé. Les données sur les nuages proviennent de ERA5, via Open-Meteo, et couvrent onze saisons, de 2015 à 2025. La persistance est calculée à partir d'une chaîne de Markov à deux états, en utilisant les mêmes données.
Destination 1 nuit 2 3 5 7 3 si indépendant Nuits (pour 90 %)
Tromsø25,4 %39,7 %51,2 %68,0 %79,1 %58,5 %11
Alta29,3 %46,9 %60,1 %77,4 %87,2 %64,7 %8
Bodø32,9 %49,3 %61,6 %78,1 %87,5 %69,8 %8
Reykjavik35,7 %55,1 %68,6 %84,7 %92,6 %73,4 %7
Akureyri23,3 %39,5 %52,3 %70,4 %81,6 %54,8 %10
Rovaniemi31,5 %47,2 %59,2 %75,7 %85,6 %67,9 %9
Levi32,3 %49,2 %62,0 %78,6 %88,0 %68,9 %8
Saariselkä27,9 %43,3 %55,3 %72,3 %82,8 %62,6 %10
Kiruna38,8 %58,0 %71,2 %86,4 %93,6 %77,1 %6
Abisko18,7 %30,9 %41,2 %57,5 %69,2 %46,3 %14
Fairbanks48,9 %68,3 %80,3 %92,4 %97,1 %86,7 %5
Ancrage36,4 %54,3 %67,2 %83,1 %91,3 %74,3 %7
Yellowknife47,7 %68,3 %80,8 %92,9 %97,4 %85,7 %5
Whitehorse43,6 %65,3 %78,7 %91,9 %97,0 %82,0 %5

Deux éléments ressortent immédiatement de ce tableau. Le premier est que l'erreur liée à l'indépendance représente entre 2,5 et 8,7 points de pourcentage, selon l'endroit où tu te trouves, et elle est la plus importante exactement là où les gens ont le plus besoin de la vérité : Rovaniemi perd 8,7 points, Bodø 8,2, et Tromsø 7,3. Le deuxième est que personne ne propose de voyage suffisamment long pour atteindre 90 % en Europe. Onze nuits à Tromsø, quatorze à Abisko. Aucune offre de vacances réaliste ne propose une durée aussi longue, et aucun tour opérateur ne l'indique sans avoir effectué ce calcul.

Abisko mérite une mise en garde ici, et non une célébration, et nous préférons l'indiquer plutôt que de chercher un titre accrocheur à tout prix. Abisko présente une "zone bleue" de ciel dégagé d'une largeur de quelques kilomètres, et ERA5 fonctionne sur une grille d'environ 28 km, donc notre modèle ne peut physiquement pas observer une caractéristique de cette taille. La dernière ligne de notre tableau ne réfute pas l'existence de la zone bleue. Elle mesure autre chose à une échelle qui, de toute façon, ne permettrait pas de la détecter, et nous l'indiquons sur la page où la méthode est décrite.

Chaque nuit supplémentaire coûte moins cher que la précédente

C'est cette partie qui modifie ce que tu fais, et elle est exclue de la formule, pas à cause de notre opinion. Regarde ce que chaque nuit supplémentaire à Tromsø apporte réellement.

Tromsø, pour toute la saison, en utilisant le modèle à deux états décrit ci-dessus. La dernière colonne indique la différence par rapport à la ligne précédente.
Nuits réservées Probabilité d'avoir au moins une nuit utilisable Ce que cette nuit a apporté
125,4 %—
239,7 %+14,3 points
351,2 %+11,5
460,5 %+9,3
568,0 %+7,5
674,1 %+6,1
779,1 %+5,0

Chaque augmentation représente 80,9 % de celle qui la précède, et ce n'est pas une coïncidence ni un artefact lié à l'arrondi. Chaque nuit supplémentaire que tu ajoutes multiplie la probabilité d'un échec total par exactement (1 − p₀₁), donc à Tromsø, chaque nuit supplémentaire réduit de 19,1 % le risque restant, et 19,1 % est précisément la probabilité qu'une nuit nuageuse soit suivie d'une nuit dégagée.

Voilà toute l'économie de cette décision en une phrase. Si le ciel est couvert, la seule chose qui peut sauver ton voyage, c'est un changement de temps, et à Tromsø, cela arrive environ une fois sur cinq. Avec le modèle indépendant, tu réduirais 25,4 % du risque restant chaque nuit, au lieu de cela. La différence entre ces deux chiffres peut sembler faible, mais elle s'accumule, ce qui explique comment une règle empirique peut finalement être à sept points de différence.

À Tromsø, chaque nuit supplémentaire que tu reserves ne réduit que 19,1 % du risque restant. La quatrième nuit te fait gagner 9,3 points, la septième en vaut 5,0, et la onzième est celle qui te permet enfin d'atteindre 90 %. Personne ne propose ce type de voyage.

— Calculé à partir de données de nuages provenant de onze saisons d'ERA5

Décembre est le pire mois pour passer ces nuits là

Tout ce qui précède représente une moyenne saisonnière, et la saison n'est pas uniforme. Si tu utilises le même modèle uniquement pour le mois de décembre, qui est la période de pointe des réservations, trois nuits à Tromsø passent de 51,2 % à 40,0 %. Atteindre 90 % nécessiterait quatorze nuits au lieu d'onze. Le mois de décembre offre la plus grande quantité d'obscurité de toutes les périodes indiquées dans ce tableau, avec huit heures complètes de nuit astronomique pendant notre période d'observation, et le moins de ciel pour l'observer : 16,8 % des nuits sont utilisables, ce qui est le pire mois pour Tromsø.

Cette combinaison n'est pas largement diffusée, pour une raison évidente. Le conseil de s'enfoncer dans l'hiver parce que les nuits sont longues prend en compte l'obscurité, mais oublie les nuages. Les deux sont importants, et ils évoluent dans des directions opposées au fil des saisons, c'est pourquoi nous publions le résultat des deux plutôt que l'un seul.

123456789101112
Meilleures cotesSaison, cotes plus faiblesTrop léger

Partir est plus précieux que de rester plus longtemps

Voici où le tableau cesse d'être anodin. La durée du séjour est la variable que tout le monde cherche à optimiser, et c'est le levier le moins efficace des deux que tu utilises. Le levier le plus puissant est la catégorie de chambre dans laquelle tu te trouves, et changer de catégorie est généralement moins cher que d'ajouter des nuits.

Consulte directement le tableau des saisons ci-dessus. Les mêmes critères, les mêmes onze saisons, la même définition d'une soirée utilisable.
Ce que tu allais réserver Chance Qu'est-ce qui est mieux ? Chance
3 nuits à Tromsø51,2 %2 nuits à Kiruna58,0 %
5 nuits à Tromsø68,0 %2 nuits à Fairbanks68,3 %
7 nuits à Tromsø79,1 %3 nuits à Fairbanks80,3 %
3 nuits à Abisko41,2 %1 nuit à Fairbanks48,9 %
7 nuits à Abisko69,2 %3 nuits à Reykjavík68,6 %

Deux nuits à Kiruna valent mieux que trois à Tromsø. Deux nuits à Fairbanks équivalent à cinq à Tromsø. Une seule nuit à Fairbanks vaut mieux que trois à Abisko, qui se trouve à quatre-vingt-dix kilomètres de Kiruna et est présentée comme ayant le ciel le plus clair au monde. Ce ne sont pas des résultats serrés, et aucun de ceux-ci ne te demande d'être plus chanceux ou plus doué pour interpréter une prévision. Ils te demandent simplement d'acheter un billet d'avion différent.

Nous ne sommes pas ici pour te faire croire que cela règle le problème des vacances. Tromsø propose des vols depuis partout, c'est une ville que tu peux apprécier même quand le ciel est gris, et nous avons le plus grand choix de circuits touristiques. Kiruna en offre moins sur ces trois aspects. Fairbanks est très loin de l'Europe, et −35 °C, ça suffit à dissuader beaucoup de gens. Le point essentiel est plus précis que "va en Alaska" : si on t'a dit qu'une quatrième nuit est la clé pour être sûr de quelque chose, les chiffres montrent que cette quatrième nuit représente le pourcentage le plus cher que tu achèteras jamais, et que la même somme dépensée différemment te permettrait d'en obtenir davantage.

Des aurores boréales vertes au-dessus des silhouettes d'épinettes noires et d'une crête basse dans la taïga du Yukon

Le continent incomparable

Les destinations nord-américaines ne sont pas seulement légèrement meilleures en termes de visibilité sous les nuages. Elles fonctionnent selon un autre modèle. Fairbanks ne descend jamais en dessous de 41,3 % de nuits utilisables pendant un mois quelconque de la saison, et atteint 58,1 % en janvier, au plus fort de l'hiver. Le meilleur mois de l'année pour Tromsø est de 34,0 %.

Cette différence inverse les conseils habituels, ainsi que les probabilités. En Scandinavie, on te conseille de viser les équinoxes. À Fairbanks, le milieu de l'hiver est la meilleure période, et septembre est la pire. Les conseils qui fonctionnent bien entre Tromsø et Rovaniemi ne survivent pas l'Atlantique.

Alors, combien de nuits devrais-tu réserver ?

En prenant nos propres chiffres au sérieux, et en acceptant que tout voyage réel a un budget et qu'il faut revenir à un travail :

Trois nuits est le minimum, pas la recommandation. C'est une question de chance à Tromsø, et c'est encore pire à Abisko. Si trois nuits est vraiment tout ce que tu as, ce voyage vaut toujours la peine, mais pars en sachant que tu prends un risque plutôt que d'être sûr de voir les aurores.

Les quatrième et cinquième nuits sont celles où la progression est encore significative. La quatrième nuit à Tromsø ajoute 9,3 points, et la cinquième ajoute 7,5. Ce sont les deux dernières nuits qui modifient le total de manière que tu remarqueras plus tard.

Les six dernières nuits, change de destination. Une septième nuit à Tromsø te rapporte 5,0 points. Si tu changes ces mêmes nuits pour Kiruna, Reykjavík ou l'Alaska, tu obtiendras vingt ou trente points. C'est l'effet le plus important de l'ensemble des données, et c'est celui dont personne ne parle.

Si tu veux voir 90%, seule l'Amérique du Nord le propose. Cinq nuits à Fairbanks, Yellowknife ou Whitehorse permettent de l'observer. En Europe, il faut six nuits à Kiruna, sept à Reykjavík, onze à Tromsø et quatorze à Abisko. C'est la réponse honnête à la question la plus fréquente dans ce domaine, et c'est pourquoi personne d'autre ne la répond avec un chiffre.

Une chose améliore tes chances sans ajouter de nuit : un tour qui roule. Chaque chiffre ici est mesuré en un point fixe, ce qui est injuste envers un opérateur prêt à mettre 200 km entre toi et les nuages. C'est l'argument le plus fort pour en réserver un, et c'est un argument tiré de nos propres données qui joue contre nos propres données. Ce que tout cela coûte, nuit par nuit, se trouve dans la ventilation du coût d'un voyage aux aurores du guide.

Un voyageur solitaire, debout dans la neige profonde, regarde vers le haut, où une aurore boréale verte illumine le ciel
Voici ce que chaque chiffre signifie : il indique si le ciel est dégagé la nuit où tu te trouves à cet endroit. Passer trois nuits à Tromsø te donne 51,2 % de chances de voir le ciel dégagé au moins une fois.

Ce que ce calcul ne te révèle pas

  • Ce n'est pas la probabilité de voir l'aurore. C'est la probabilité que le ciel soit dégagé. Tu as aussi besoin que la magnétosphère soit active, et tu dois regarder vers le ciel pendant qu'elle l'est. Chaque chiffre indiqué ci-dessus est une limite supérieure, et le chiffre réel se situe en dessous.
  • Les seuils nous appartiennent. La couverture nuageuse doit être inférieure ou égale à 50 %, pendant au moins deux heures, et ce, dans une période allant de 18h00 à 02h00. Ce sont des choix raisonnables, et non des lois de la nature, et différents choix donnent des résultats différents. Nous les publions afin que toute divergence puisse être clairement identifiée.
  • ERA5 est une réanalyse sur une grille d'environ 28 km. Excellente pour le climat, inutile comme prévision pour jeudi prochain, et aveugle au microclimat à l'échelle d'une vallée. Abisko est le cas où cette limite pèse le plus.
  • La chaîne à deux états capture la persistance d'une nuit à la suivante, pas une quinzaine d'anticyclone bloquant ou une semaine de fronts atlantiques. Sur les longues séries, elle reste optimiste, ce qui veut dire que ces chiffres pèchent plutôt par générosité.
  • Cela est mesuré en un point fixe, donc cela sous-estime toute excursion qui cherche un espace, et cela le sous-estime particulièrement dans les endroits où les rangées sont les plus denses.
  • La lune n'y est pas prise en compte. L'obscurité et les interférences lunaires sont suivies séparément, et une pleine lune haute dans le ciel peut gâcher une faible observation que ce calcul considère comme un succès.

Combien de nuits réserver : les questions que les gens se posent vraiment

Combien de nuits faut-il pour pouvoir admirer les aurores boréales ?

Il n'existe aucun chiffre qui le garantisse, et quiconque en cite un se base sur du marketing. Sur nos données concernant les nuages, trois nuits à Tromsø offrent une probabilité de 51,2 % d'avoir au moins une nuit avec deux heures ou plus de ciel dégagé, cinq nuits donnent 68,0 %, et il faudrait onze nuits pour atteindre 90 %. Les mêmes trois nuits représentent une probabilité de 71,2 % à Kiruna et de 80,3 % à Fairbanks. L'endroit où tu vas a beaucoup plus d'influence sur ce chiffre que la durée de ton séjour.

Est-ce que trois nuits, c'est suffisant à Tromsø ?

C'est une question de chance concernant la météo, et 40,0 % si ces trois nuits tombent en décembre. Ce n'est pas un argument pour ne pas y aller, mais plutôt un argument contre les attentes. Trois nuits représentent le minimum, pas une recommandation, et les quatrième et cinquième nuits sont les deux dernières qui ont une influence significative sur les probabilités.

Pourquoi les opérateurs parlent-ils de 90 % sur trois nuits ?

Nous n'avons pas trouvé de publication qui précise la méthode, la période ou le dénominateur de cette affirmation, ce qui la rend impossible à vérifier. Or, une affirmation non vérifiable n'est pas forcément fausse. Une partie de cette différence provient du fait que les opérateurs comptent généralement les nuits où le ciel a été dégagé, même brièvement, tandis que nous comptons les nuits avec au moins deux heures de ciel utilisable. Les chiffres d'un opérateur de Tromsø concernant les nuits claires sont environ quatre fois supérieurs aux nôtres pour les mêmes périodes, ce qui illustre l'ampleur des différences que peut engendrer une variation dans la définition.

Est-ce que réserver plus de nuits continue d'être avantageux ?

À chaque fois, cela aide un peu moins, et tu peux calculer précisément cette diminution. Chaque nuit supplémentaire à Tromsø réduit de 19,1 % le risque restant, ce qui se traduit par des gains de +14,3 points, puis +11,5, +9,3, +7,5, +6,1, et enfin +5,0. Chaque gain est de 80,9 % de celui qui le précède. La courbe s'aplatit rapidement, c'est pourquoi les nuits six et sept ne sont pas un bon investissement par rapport à dépenser le même montant dans un endroit avec un ciel plus favorable.

Est-ce qu'il est préférable de rester plus longtemps ou de partir ailleurs ?

Va ailleurs, et de loin. Deux nuits à Kiruna valent mieux que trois à Tromsø. Deux nuits à Fairbanks équivalent à cinq à Tromsø. Trois nuits à Fairbanks sont préférables à sept à Tromsø. La destination est le facteur le plus important dans cet ensemble de données, et la durée du séjour est ce que tout le monde cherche à optimiser.

Combien de nuits comptes-tu passer à Fairbanks ou à Yellowknife ?

Pendant trois nuits, le taux d'observation des aurores boréales atteint 80,3 % à Fairbanks et 80,8 % à Yellowknife, et pendant cinq nuits, il dépasse 90 % dans les deux endroits. Ce sont les seules destinations que nous suivons où l'observation de ces phénomènes est aussi fréquente pendant une période de vacances classique. Le compromis, c'est la distance par rapport à l'Europe et le froid intense, et c'est un coût réel, pas une simple note de bas de page.

Devrais-je éviter décembre parce que c'est le mois le moins performant ?

En décembre, le ciel de Tromsø est le moins favorable, avec seulement 16,8 % des nuits utilisables, tout en étant la période la plus sombre et la plus chère. Si tes dates de voyage sont fixées par les vacances scolaires, pars quand même et réserve une nuit supplémentaire. Si tes dates sont vraiment flexibles, octobre et janvier offrent plus d'heures d'observation prévues à Tromsø, et mars est le meilleur mois en Laponie finlandaise, même si c'est encore la basse saison.

Visites de l'aurore à Tromsø

La destination à laquelle la plupart des chiffres de cette page se réfèrent est celle que nous proposons dans notre catalogue le plus complet. Une excursion organisée a ici plus de valeur que dans n'importe quelle autre offre de ce tableau.

Aurores boréales à Tromsø, avec feu de camp, saucisses de renne et séances photos
Annulation gratuite

Aurores boréales à Tromsø, avec feu de camp, saucisses de renne et séances photos

4.7 (17) 4.7 étoiles sur 5, 17 avis

Un prestataire familial qui accueille douze personnes, avec des saucisses de renne locales et un chai végétalien fait maison, le tout près du feu. Douze personnes peuvent changer de plan à 21h ; un autocar ne le peut pas.

€ 275.93
Aventure à la découverte des aurores boréales au départ de Tromsø, en véhicule Mercedes 4x4, pour un groupe de maximum 8 personnes
Annulation gratuite

Aventure à la découverte des aurores boréales au départ de Tromsø, en véhicule Mercedes 4x4, pour un groupe de maximum 8 personnes

5.0 (233) 5.0 étoiles sur 5, 233 avis

Huit personnes, un fourgon 4x4 et un point de vue choisi en fonction des conditions routières, autant que de la présence de nuages. Du feu, des boissons chaudes et des saucisses grillées dans un pain vous attendent pendant que vous patientez.

€ 247.38
Aventure à la découverte des aurores boréales avec un guide groenlandais, pour un groupe maximum de 8 personnes

Aventure à la découverte des aurores boréales avec un guide groenlandais, pour un groupe maximum de 8 personnes

5.0 (1 518) 5.0 étoiles sur 5, 1 518 avis

Une chasse aux aurores en 4x4 Mercedes modifié : repas chaud, trépieds, combinaison thermique et séances de photographie des aurores boréales. Attends-toi à de la neige sous tes pieds et à une fin de session très tardive.

€ 282.59
Aventure en bus pour observer les aurores boréales à Tromsø, avec toilettes à bord et séances de photos
Annulation gratuite

Aventure en bus pour observer les aurores boréales à Tromsø, avec toilettes à bord et séances de photos

4.4 (257) 4.4 étoiles sur 5, 257 avis

Les toilettes à bord permettent à un groupe de rester dehors toute la soirée au lieu de rentrer tôt. Des combinaisons thermiques, une collation près du feu, et une réduction de 50 % si rien d'intéressant n'apparaît.

€ 76.12
Chasse aux aurores à Tromsø avec Arctic Breeze, photos incluses
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Chasse aux aurores à Tromsø avec Arctic Breeze, photos incluses

4.5 (106) 4.5 étoiles sur 5, 106 avis

L'une des premières entreprises de Tromsø propose des excursions en minibus Mercedes, avec un photographe à bord. Des combinaisons chaudes sont fournies, ainsi que des boissons chaudes. Si les aurores boréales ne se manifestent pas, tu bénéficies d'une réduction de 50 %.

€ 256.90
Chasse aux aurores à Tromsø, avec feu de camp et accompagnement d'un photographe professionnel
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Chasse aux aurores à Tromsø, avec feu de camp et accompagnement d'un photographe professionnel

5.0 (142) 5.0 étoiles sur 5, 142 avis

On te viendra chercher à l'hôtel Scandic Ishavshotel, puis tu passeras une soirée en compagnie d'autres chasseurs, ce qui te permettra de savoir, par exemple, qu'un banc de nuages s'est formé à 40 km de là. Une soupe est incluse.

€ 151.28

Notes recueillies par Viator et Tripadvisor

Sources

Cet article ne contient intentionnellement aucun lien sortant. Chaque chiffre qu'il contient est soit calculé par nous à partir de jeux de données ouverts et nommés, soit issu de notre propre étude documentée du marché, et nous n'avons pas pu ouvrir une page externe au moment de la rédaction pour vérifier qu'un lien était toujours fonctionnel. Sur un site dont l'argument principal est que les chiffres doivent être vérifiables, un lien que nous n'avons pas nous-mêmes vérifié est pire que l'absence de lien. C'est pourquoi les jeux de données sont nommés de manière suffisamment précise pour pouvoir être retrouvés et réutilisés.

  • Couverture nuageuse : Réanalyse ERA5, produite par l'ECMWF pour le service Copernicus sur le changement climatique, interrogée via l'archive météorologique historique d'Open-Meteo. Onze saisons, du 1er septembre 2015 au 30 avril 2025. Une nuit est considérée comme utilisable si la couverture nuageuse est de 50 % ou moins pendant au moins deux heures consécutives entre 18h00 et 02h00, heure locale standard, les heures après minuit étant attribuées au jour précédent.
  • Persistance et modèle de comptage nocturne : calculés par nous à partir de la même base de données ERA5, en utilisant une chaîne de Markov à deux états, en partant de sa distribution stationnaire. L'équation fondamentale est indiquée ci-dessus, de sorte que les résultats peuvent être reproduits sans notre code.
  • Obscurité : soleil en dessous de −18° pendant la même période de 18h00 à 02h00, calculée à partir d'algorithmes éphémérides standard (Meeus). Précise, non statistique, et stable depuis des années.
  • Phases de la Lune : Chapitre 49 de Meeus, précis au niveau des minutes pour l'instant exact de chaque phase.
  • Climatologie géomagnétique, mentionnée ici mais pas centrale : séries Kp et ap du GFZ Potsdam, de 1932 à 2026, données ouvertes.
  • Revendications formulées par le secteur : notre propre enquête sur les documents des opérateurs et des offices de tourisme, réalisée en août 2026. Les noms des opérateurs ne sont pas mentionnés lorsque nos propres données ne les mentionnent pas.

Données vérifiées le. Les données sur les nuages proviennent de ERA5, via Open-Meteo, et couvrent onze saisons jusqu'à avril 2025. Le nombre de nuits est calculé à partir d'une chaîne de Markov à deux états, en utilisant les mêmes données. L'obscurité et la position de la lune sont déterminées à partir d'éphémérides standard. Tous les seuils utilisés sont les nôtres. About This Site

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L'effet des équinoxes sur les aurores boréales est bien réel : il est multiplié par 1,71, ou par 1,41, selon ce que tu comptes

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Le secteur affirme que l'activité double environ lors des équinoxes, mais ne précise jamais ce qu'il a mesuré. Sur quatre-vingt-quatre années de données du GFZ, il n'y a que deux résultats corrects : 1,41x et 1,71x, et l'écart entre ces deux valeurs est l'élément clé. De plus, c'est pour cette raison que la prime ne compense pas le pic observé en septembre.

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Tu verras probablement du gris : voici à quoi ressemblent les aurores boréales à l'œil nu

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L'échelle de luminosité standard utilisée pour décrire les aurores boréales considère son niveau le plus faible comme à peine visible, environ aussi lumineux que la Voie lactée, et sans aucune couleur. C'est le niveau le plus courant. Voici ce que ton œil peut en percevoir, et pourquoi ce spectacle vaut toujours la peine d'être vu.

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